Conversion bio : comment soutenir les agriculteurs ?

Bien que le bio soit bien plus qu’une tendance de consommation, il n’a jamais été aussi demandé ! En 2018, plus de 9/10 Français ont consommé du bio, et près des ¾ au moins une fois par mois que ce soit pour préserver leur santé, l’environnement, pour la qualité et le goût des produits ou pour le bien-être animal. 

En conséquence, de plus en plus d’agriculteurs se convertissent au bio : en 2018, il y avait 41 623 producteurs bio (+13% vs 2017). Les surfaces agricoles cultivées en bio ont progressé de 17% depuis 2017 et représentent 2 millions d’hectares, majoritairement situés en Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône Alpes.

Mais comment fait un agriculteur pour se convertir au bio ? Quelles difficultés rencontre-t-il ? Comment leur apporter notre soutien pendant cette période transitoire ? 

1. La conversion bio, un passage obligé et nécessaire 

Face à l’engouement général pour le bio, les surfaces en première année de conversion ont augmenté de 31% entre 2017 et 2018. Passer au bio permet aux producteurs de s’engager vers un monde plus durable, en diminuant l’utilisation de produits phytosanitaires et de pesticides, et de commercialiser leurs produits à de meilleurs prix.

La conversion est la transition entre le mode de production conventionnel et l’agriculture bio. Elle est indispensable pour permettre le nettoyage des sols. Ils doivent s’épurer des pesticides et se réactiver naturellement. Elle permet à l’agriculteur de commencer à se familiariser avec les méthodes de la production biologique, d’adapter ses outils de production et de trouver de nouveaux débouchés pour ses produits.

La transition bio dure de 2 à 3 ans pour les cultures et de 6 semaines à 1 an pour l’élevage, mais peut être plus ou moins longue en fonction des antécédents. Pendant cette durée, le producteur est régulièrement contrôlé par un organisme certificateur pour vérifier la conformité des pratiques à la réglementation bio. A partir de la deuxième année, les produits végétaux obtenus peuvent bénéficier de la mention « En conversion vers l’agriculture biologique ».

Cette période obligatoire peut donc s’avérer compliquée pour les petits producteurs : le cahier des charges strict du label bio doit être respecté, mais les produits ne peuvent pas être commercialisés avec le logo AB et donc vendus au même prix que les produits bio.

2. Une transition vers le bio compliquée

La phase de transition étant difficile, des aides existent pour soutenir les producteurs, comme l’aide PAC à la conversion d’une durée de 5 ans, les aides régionales qui dépendent des collectivités territoriales et le crédit d’impôt bio. Mais la conversion bio reste un projet conséquent pour les agriculteurs. 

En effet, les producteurs doivent mettre en place des changements techniques, organisationnels et commerciaux sur leur ferme pour trouver l’équilibre et adapter leur système. Cela représente de lourds investissements avec des rendements plus faibles… Concrètement, les agriculteurs doivent profondément modifier leur façon de travailler (voire apprendre un nouveau métier), en valorisant au mieux leur environnement comme la vie des sols, mais aussi des rotations plus longues, du désherbage mécanique, la gestion des haies… Même si les économies réalisées sur les intrants de synthèse permettent en partie de dégager des moyens.

Se convertir en bio

De plus, les agriculteurs doivent repenser leurs débouchés et la façon de commercialiser leurs produits : ils s’inscrivent dans de nouvelles filières (circuits courts ou non) et font face à de nouveaux opérateurs (coopératives, magasins spécialisés…). Enfin, cela représente une charge mentale forte, avec une question qui revient continuellement : combien cela va coûter ? Ou rapporter ? Autant de raisons qui freinent les agriculteurs à passer au bio.

Pourtant pour atteindre l’objectif de l’Etat d’avoir 15% de la surface agricole en bio en 2020, il faudrait que 60 000 producteurs passent au bio. Mais comment nous consommateurs, pouvons-nous faire pour les encourager et les soutenir ?  

2. Bio Demain, la marque qui s’engage pour les producteurs

Parce que cette période de conversion est difficile, nous avons choisi de travailler avec Bio Demain, une marque française et équitable qui s’engage à aider et rémunérer correctement les producteurs en conversion.

Bio Demain achète les produits au prix fixé par les producteurs eux-mêmes et Bio en Hauts de France, une organisation régionale d’agriculteurs bio. Cela leur garantit un salaire juste et un débouché assuré pour passer cette période de transition compliquée. De plus, tous les produits Bio Demain sont cultivés et transformés localement pour favoriser l’économie locale et dynamiser la filière agricole bio française. 

Jus de pomme, soupe de légumes, farine et autres produits secs… Soutenez ces producteurs qui s’engagent dans une démarche plus respectueuse des Hommes et de la nature !