Comment choisir une crème solaire bio, efficace et respectueuse de l’environnement ?

Fini les heures de cuisson à rallonge sur la plage… Depuis les années 80, on a compris que le soleil était responsable de maladies de peau et du vieillissement de l’épiderme. Mais après des années d’innovation en la matière, on s’est pris un petit coup de chaud. Entre les soins inefficaces, les ingrédients qui font tourner la tête et les 14 000 tonnes de crème solaire qui finissent chaque année dans les océans, on a décidé de se tourner vers une crème solaire saine, efficace et respectueuse de l’environnement.

Une crème solaire qui protège des UV

Avant tout chose, sachez que le soleil ne nous veut pas que du mal, il nous aide aussi à synthétiser la vitamine D essentielle, bonne pour les os, les muscles et le coeur. Lorsqu’on s’expose au soleil, notre corps active la mélanine pour absorber les ultraviolets et nous protéger des effets nocifs de la surexposition : c’est le bronzage. 

Si l’hiver on a tendance à manquer de vitamine D, l’été on risque plutôt les coups de soleil. Alors pour arborer un bronzage à faire pâlir tout l’open-space à la rentrée sans se faire brûler au troisième degré, on a inventé la crème solaire. Depuis la première en 1935, les formules ont beaucoup évolué.

Jetons un coup d’oeil au système de protection, c’est-à-dire les filtres solaires qui préservent des UV : chimiques ou minéraux. Les filtres UV chimiques protègent la peau en absorbant les rayons UV, tandis que les filtres UV minéraux, qu’on trouve dans les crèmes solaires bio, agissent comme bouclier en reflétant les rayons du soleil dès qu’ils entrent en contact avec la peau. 

Les filtres UV chimiques sont issus de la pétrochimie et contiennent des ingrédients toxiques, des allergènes et des substances cancérigènes (parabènes, silicones et phénoxyéthanol etc.). Ils sont aussi suspectés d’agir comme perturbateurs endocriniens. Un cocktail somme toute très sympa !

Histoire de la crème solaire

Les crèmes solaires bio à privilégier

Les crèmes solaires bio avec des filtres minéraux sont donc à privilégier, mais elles présentent deux inconvénients : les soins bio ne sont pas toujours agréables à étaler (traces blanches, texture collante…), mais surtout, ils sont composés de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc, deux substances qui peuvent contenir des nanoparticules. On les utilise dans les cosmétiques solaires, car elles permettent d’éviter l’effet blanc et d’assurer une bonne protection sur l’ensemble des rayonnements UV. 

Le problème avec les nanoparticules (particules 10 fois plus petites qu’un grain de sel), c’est qu’elles se faufilent jusqu’à nos organes internes et représentent potentiellement un risque pour notre santé. Leur nocivité n’est pas encore vraiment démontrée, mais les études sur les animaux nourrissent des craintes ; aussi parce qu’on y est exposé au quotidien (voitures, alimentation…).

Aujourd’hui, il n’existe pas de méthode de référence pour certifier la proportion et la taille de nanoparticules d’une crème solaire, bio ou non. Il est ainsi possible d’obtenir des résultats différents selon la méthode utilisée par le laboratoire d’analyse. Cependant, si le dioxyde de titane est intégré à la formule sous forme de nanomatériaux, la mention [nano] est obligatoire juste après son intitulé.

Dans ce contexte d’incertitude, COSMOS, le label des cosmétiques bio et naturels, a choisi d’autoriser sous conditions ces deux filtres naturels. On peut trouver ces substances dans les produits solaires certifiés biologiques, car malheureusement, on n’a pas encore trouvé mieux. Si le dioxyde de titane venait à être interdit, on n’aurait plus du tout de références en matière de maquillage et de produits de protection solaire.

Un soin solaire qui respecte les océans et les coraux

Les filtres de synthèse entraînent une importante pollution des océans, la destruction des récifs coralliens et l’accumulation d’ingrédients chimiques dans l’organisme des poissons (que nous mangeons ensuite, miam !). Aujourd’hui, 10% des coraux mondiaux sont menacés par les filtres solaires, hors 25% des espèces marines dépendent du corail. 

Oxybenzone, octinoxate et autres composés chimiques s’infiltrent dans l’eau et sont absorbés par les coraux. Ces substances peuvent perturber la reproduction et le cycle de croissance des coraux, qui blanchissent et meurent en 48h, même à de très faibles concentrations. Hawaï a adopté d’ailleurs un projet de loi qui interdit la vente d’écran solaire contenant de l’oxybenzone et du octinoxate, afin de protéger les coraux du site touristique prisé de la baie d’Hawaï.  

Coraux au Mexique. Rodrigo Friscione / Image Source/AFPRodrigo Friscione - Image Source /AFP

Si les récifs coralliens venaient à disparaître, nous perdrions un écosystème vital. L’économie mondiale en serait aussi impactée, car les coraux constituent une attraction touristique importante et donc une source de revenus pour ces sites touristiques. 

Une protection solaire efficace

Pour éviter de polluer davantage les océans, on choisit donc une crème solaire bio, qui contient des filtres UV minéraux. Et pour aller plus loin, on opte pour des soins biodégradables aux packaging recyclables. 

Un soin biodégradable et recyclable

Plus la crème solaire est composée de matières naturelles, plus elle est biodégradable et donc moins elle pollue l’environnement. On se tourne vers les soins solaires labellisés Cosmebio (norme française) ou Cosmos (à l’échelle européenne), qui certifient 95% d’ingrédients d’origine naturelle.

D’ailleurs, certaines agences de voyage obligent les touristes à n’utiliser que de l’écran solaire biodégradable pour des destinations populaires comme le Mexique. Des hôtels et des compagnies aériennes offrent quant à elles des échantillons de crème solaire sans composés chimiques nocifs pour les coraux. 

Enfin, on mise sur des marques qui utilisent des matières recyclables pour leur emballage et encore mieux, des matériaux bio

Praïa, la gamme solaire à découvrir sur La Fourche

A La Fourche, on vous propose la gamme Praïa. Fabriqués dans le Vaucluse, les soins Praïa sont testés dermatologiquement et conviennent à tous les types de peau, enfants et peaux sensibles compris. Ils résistent à l’eau, ont une texture légère, non collante, sans effet blanc et un délicieux parfum de coco et de fleur de Tiaré. 

Certifiés Cosmos Organic, ils protègent naturellement du soleil grâce à un filtre UV 100% minéral. Composés à 97% d’ingrédients naturels et de 20% d’ingrédients biologiques, ils sont quasiment biodégradables et sans étuis supplémentaires.

Tournée vers l’environnement, la marque Praïa est partenaire de l’association Cabo Verde Natura 2000, engagée pour la protection des tortues à Boa Vista au Cap-Vert, la troisième plus grande réserve de tortues dans le monde.

En attendant, less is more. On évite de lézarder des heures au soleil et de s’exposer entre midi et 16h. On ne lésine pas sur les vêtements couvrants et les chapeaux (sauf le bob… il y a des limites quand même) et si on se fait dorer la pilule, on choisit un indice de protection adapté à son type de peau. Les peaux claires se dirigeront vers un indice 50, alors que les peaux mates pourront se contenter d’un indice 20.

Protection solaire plage