7 bonnes raisons de manger bio

L’agriculture biologique a le vent en poupe. Les labels se multiplient, la grande distribution fait du bio une priorité marketing affichée et les marques de grande conso lancent toutes une gamme bio. Face à cette effervescence, on est tout de même un peu perdu, que l’on soit un convaincu du bio ou pas.

Et à raison, car il existe mille façons de faire du bioA l’origine, l’agriculture bio est une philosophie de production qui intègre une dimension éthique, sociale et environnementale. Les pionniers du bio travaillent avec des exploitations de petites tailles, se fournissent localement, pratiquent des prix équitables, favorisent la biodiversité, préservent les ressources et les écosystèmes, font attention au bien-être animal...

Difficile donc de comparer des marques engagées selon les principes initiaux du bio aux marques de grandes surfaces qui appliqueront le minimum pour obtenir le label AB, se fourniront à l’autre bout du monde et globalement n’auront que faire de toute cette philosophie.

Mais comment donc s’y retrouver ? Comment différencier le bio low-cost du bio engagé ? C’est pour cela qu’on lance La Fourche, une boutique en ligne de produits et de marques bio choisis pour leur adhésion aux valeurs originelles de la filière bio.

Pourquoi c’est important ? Vous allez le voir, l’agriculture biologique “engagée” est miraculeuse. C’est une réponse efficace à nombre de défis actuels et elle nous permettra de vivre plus en harmonie avec nous-même et la planète. Vous n’y croyez pas ? On a travaillé dur pour vous faire un topo sur la question, voici donc les 7 bonnes raisons de manger du bio du vrai !

1. Manger bio est meilleur pour votre santé et celle de vos enfants

La communauté internationale s’accorde aujourd’hui sur la dangerosité des pesticides pour l’Homme. Rien de plus logique finalement. Si les pesticides agissent comme des poisons mortels contre certains insectes ou parasites, on n’imagine pas qu’ils puissent être inoffensifs pour les humains.

La liste des maladies corrélées à l'exposition aux pesticides s'allonge au fur et à mesure des études sur le sujet. Du cancer à la leucémie en passant par les maladies neurologiques, on croirait lire le programme d'une convention de médecins sur les maladies chroniques. Et les enfants y sont souvent les plus sensibles.

Vous vous en passerez bien ? Passez au bio. L’agriculture biologique proscrit tous les pesticides de synthèse. Les agriculteurs bio utilisent des traitements naturels, désherbent mécaniquement, mettent en place une rotation des cultures et des espèces de plantes naturellement résistantes pour lutter contre les “nuisibles”.

C’est d’autant plus important en France où les pesticides sont rois ! Nous sommes les champions européens de l’utilisation des pesticides et les 3ème mondiaux derrière les Etats-Unis et la Chine. C’est donc plus que le Brésil, qui fait plus de 15 fois notre taille, et que l’Inde, dont la population est 20 fois plus importante que la nôtre.

Certes, vous avez sûrement entendu parler de produits bio contenant des pesticides. Et malheureusement cela arrive quand les parcelles sont contaminées par des cultures adjacentes. Mais c’est souvent par manque de test et de contrôle de la part de marques peu soucieuses de la qualité des produits au-delà du label. Rassurez-vous, en moyenne, les produits conventionnels contiennent 220 fois plus de résidus de pesticides que les produits bio.

2. Les produits bio ont meilleur goût

En tout cas c’est l’avis des Français. 59% (1) d’entre nous remarquent une différence notable. Pourtant le label AB n’impose pas de règles particulières qui pourraient améliorer la saveur des produits. Les promoteurs du bio engagé favorisent en revanche l’utilisation de variétés ancestrales, le respect de la saisonnalité ou la cueillette à maturité des produits, ce qui améliore sensiblement leur goût.

Autre différence notable : la teneur en eau. Les fruits et légumes bio contiennent en moyenne 30% d’eau en moins (2). Ils sont donc plus denses et contiennent davantage de nutriments, qui apportent la saveur à ce que nous mangeons. Eureka !

(1) : Baromètre CSA 2010 pour l’Agence bio. (2) : La Vérité si je mange bio! de Thierry Farrayre Certifications, produits, conseils, recettes pour consommer bio sans se tromper - Pocket, l'Évolution, 2011

3. L’agriculture biologique permet de lutter contre le réchauffement climatique

Alors les cultures bio plus écolos ? Oui et pour 2 raisons. Premièrement, le sol stocke du CO2 via la matière organique qu’il contient. Vu que les parcelles bio sont plus riches en humus et ont une couverture végétale plus importante, leurs sols fixent donc bien mieux le CO2.

Ensuite, les agriculteurs bio utilisent des engrais organiques comme le fumier ou le compost qui permettent de fixer dans le sol l’azote présent dans l’air alors que l’agriculture conventionnelle utilise des engrais azotés qui rejettent du protoxyde d’azote, un gaz qui réchauffe l’atmosphère 296 fois plus que le CO2 !

Au final, d’après une étude réalisée par nos amis suisses, les fermes conventionnelles rejettent jusqu’à 2 fois plus de CO2 que les fermes biologiques. Ce n’est pas rien quand on sait que l’agriculture représente a minima un quart de nos rejets de gazs à effet de serre !

4. L’agriculture biologique protège les lacs et les rivières

Nager lac sans pesticide

On aimerait tous piquer une tête dans la rivière du coin sans avoir peur de boire la tasse. Malheureusement 9 rivières sur 10 révèlent des traces de pesticides et la moitié des lacs et des rivières français ne sont plus potables en raison de la pollution agricole.

Evidemment c’est un vrai danger pour la faune et la flore mais c’est aussi un problème pour notre porte-monnaie.

En effet, si beaucoup de nappes phréatiques françaises sont impropres à la consommation, l’eau du robinet reste potable. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle est abondamment traitée. Mais cela a un coût : entre 600 millions et 1.1 milliard d’euros par an, principalement payés par les citoyens.

Des expérimentations ont prouvé, notamment à Munich, que la prévention pour éviter la pollution des eaux fonctionne à merveille. Aider les agriculteurs à passer au bio via des subventions coûte 20 fois moins que de traiter les eaux pollués. On attend quoi déjà ?

5. L’agriculture biologique maintient la biodiversité

biodiversité dans champs biologiques

On entend de moins en moins de gazouillis dans nos belles régions. Sur les 15 dernières années, près d’un tiers des oiseaux a disparu des campagnes françaises. Même constat pour les insectes, où depuis le début des années 90, près de 80% des insectes volants ont disparu. Et c’est bien entendu l’agriculture intensive et ses produits chimiques qui sont en grande partie responsables de cette catastrophe écologique.

L’agriculture bio apparaît comme une vraie alternative pour faire face à cette menace. En moyenne, les fermes bio abritent 30% d’espèces animales en plus et près de 90% d'espèces végétales en plus.

6. Manger bio pour le bien-être des animaux d’élevage

Animaux d'élevage dans agriculture biologique

Les animaux d’élevage en bio vivent dans de meilleures conditions. Élevages en plein air, densité limitée, hors-sol interdit, globalement les animaux élevés en bio ont accès à beaucoup plus d’air, d’espace et de lumière que dans le conventionnel.

Prenons l’exemple des poules. Les élevages bio sont limités à 3 000 poules en plein air alors que le conventionnel peut monter jusqu’à 300 000 poules soit 13 poules par m2 réparties sur 4 étages de cages. Ces poules ne verront jamais la lumière du jour et ne sortiront jamais de leur cage avant l’abattoir. Autre exemple, le gavage est interdit en agriculture biologique. Vous ne trouverez donc jamais de foie gras, de magret ou de confit biologique.

Malheureusement, le label bio n'empêche pas les abattoirs d'utiliser des techniques barbares ou les grandes marques de charcuterie de saupoudrer leurs produits bio de nitrites cancérigènes... C'est pour cela qu'à La Fourche, on veille à promouvoir les fabricants responsables et on vous propose une vaste gamme de produits vegan.

7. L’agriculture bio ne coûte pas si cher que ça

Dans les magasins spécialisés ou dans la grande distribution, les produits biologiques coûtent plus chers que les produits conventionnels. Mais ce sont surtout les distributeurs qui augmentent leurs marges sur les produits bio car les consommateurs avertis sont prêts à payer davantage. En moyenne, ils margent donc 2 fois plus et sont responsables de la moitié du surcoût des produits biologiques par rapport aux produits conventionnels !

Pourtant, des alternatives existent pour démocratiser les produits bio de qualité et lutter contre les marges exorbitantes de la grande distribution. A commencer par nous, La Fourche. Nous proposons des produits d'épicerie bio au prix grossiste, sans appliquer de marge distributeur. Le modèle fonctionne grâce à une adhésion, seul revenu de la Fourche. Et pour les fruits et les légumes, le bon plan c'est d'adhérer à une AMAP, d’aller au marché de producteurs ou de trouver un magasin bio direct producteur car, comme nous, ils sautent les intermédiaires pour vous proposer un meilleur prix. 

Conclusion

Au final, on peut reprocher à l’agriculture biologique son prix exorbitant, augmenté artificiellement par la grande distribution. Mais nous sous-estimons surtout le coût véritable de l’agriculture conventionnelle pour la société dans son ensemble. Comment comptabiliser les coûts des maladies chroniques, du réchauffement climatique, du traitement des eaux, de la pollution des sols et de la baisse de la biodiversité ? Mises bout à bout, ces externalités négatives dépassent largement le gain financier généré par la productivité à bas coût de l’agriculture conventionnelle.

Alors, quand est-ce que vous passez au bio ? N’hésitez pas à commenter et partager pour faire passer le mot !

#Avosfourches

Lucas pour La Fourche.

 

 

Article précédent Kaoka, un chocolat équitable, bio, engagé...et délicieux!
Article suivant Bona Mel, un miel bio authentique, écologique et respectueux des abeilles